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Écotourisme,  Tourisme Durable

Tourisme durable & Patrimoine Culturel Immatériel : quels enjeux ?

Les traditions et les cultures à travers le monde sont d’une richesse incroyable. C’est ce que l’on nomme le Patrimoine Culturel Immatériel. C’est aussi une des motivations les plus importantes dans les voyages. En effet, les voyageurs ont souvent envie de découvrir de nouvelles cultures et d’autres savoir-faire.
Le tourisme est un facteur de développement économique mais il fragilise cependant la vie des populations locales pour différentes raisons. La dimension culturelle en est une ! Comment voyager durablement et pouvoir se confronter aux arts du spectacle, de l’artisanat, des rituels, de la gastronomie, des différentes interprétations de la nature et de l’univers qui existent dans le monde ? L’interaction culturelle est une véritable richesse. Ainsi ces rencontres sont un facteur de cohésion sociale. Cela permet la compréhension et le dialogue, entrainant à son tour un facteur de tolérance et de paix. De véritables enjeux !

Le tourisme durable peut permettre un développement responsable de ce patrimoine vivant.  Cela peut créer des emplois à des fins touristiques et donc faire reculer la pauvreté. Aussi dans un certain sens, cela peut enrayer l’exode rural et valoriser les communautés concernées. Donc, le tourisme donne de très bonnes raisons de préserver et de valoriser le patrimoine culturel immatériel. Et les revenus générés peuvent être réinvestit dans des initiatives visant à assurer la survie de ce patrimoine sur le long terme.

 

1. Qu’est-ce que le Patrimoine Culturel Immatériel ?

En octobre 2003, l’UNESCO adopte la Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel. Cette convention définit les domaines concernés et les fins recherchées pour son application. C’est alors un concept récent et qu’il faut définir. Alors l’UNESCO considère le rôle inestimable du patrimoine culturel immatériel comme un facteur de compréhension entre les communautés dans un contexte de mondialisation.

Définition du patrimoine culturel immatériel

Les pays émergeants où la tradition orale prime, ont revendiqués la notion de patrimoine culturel immatériel. En effet, ces pays ne possèdent pas de patrimoine bâti comme en Europe. Cependant, la valeur du patrimoine culturel d’un pays ne se limite pas à des formes tangibles. Le patrimoine culturel s’ouvre à des expressions vivantes et à des traditions transmises aux communautés par leurs ancêtres.

L’Unesco définit alors le patrimoine culturel immatériel comme étant « les pratiques, représentations, expressions, connaissances et savoir-faire – ainsi que les instruments, objets, artefacts et espaces culturels qui leurs sont associés – que les communautés, les groupes et, le cas échéant, les individus reconnaissent comme faisant partie de leur patrimoine culturel  »

Interview de Mme Cécile Duvelle, Secrétaire de la Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel

 

Adhérer au patrimoine culturel immatériel

 

Le patrimoine culturel immatériel se manifeste dans les domaines suivant :

◊ Les traditions et les expressions orales

◊ Les arts du spectacle

◊ Les pratiques sociales, rituels et événements festifs

◊ Les savoir-faire liés à l’artisanat traditionnel

◊ Les connaissances et pratiques concernant la nature et l’univers

 

Les conditions préalables dans la prise en considération du patrimoine culturel immatériel protégé sont les suivantes :

◊ Le patrimoine culturel immatériel est transmis de génération en génération.

◊ Il procure aux communautés et aux groupes un sentiment d’identité et de continuités contribuant alors à promouvoir le respect de la diversité culturelle et la créativité humaine.

◊ Il est recréé en permanence par les groupes les communautés er les groupes, en fonction de leur milieu, de leur interaction avec la nature et de leur histoire. Donc c’est un patrimoine évolutif, il se régénère.

 

Les listes du patrimoine culturel immatériel :

Chaque année, le Comité se réunit pour évaluer des candidatures et décider d’inscrire ou non les pratiques et expressions culturelles du patrimoine immatériel proposées par les États parties à la Convention de 2003. Vous pourrez découvrir les dossiers de candidatures, dont le consentement des communautés, les photographies et les vidéos, ainsi que les décisions du Comité : consulter les listes du patrimoine culturel immatériel.

 

2. Le patrimoine culturel immatériel en France

 

En France, l’art de vivre est une des motivations qui attire le plus les visiteurs ! De plus, ce sont des visiteurs qui cherchent à partager des expériences avec les habitants.

 

Les 15 éléments français inscrits au patrimoine culturel immatériel

La fauconnerie, un patrimoine humain vivant

Le carnaval de Granville

Les fêtes du feu du solstice d’été dans les Pyrénées

Le gwoka : musique, chants, danses et pratique culturelle représentatifs de l’identité guadeloupéenne

Les ostensions septennales limousines

Le fest-noz, rassemblement festif basé sur la pratique collective des danses traditionnelles de Bretagne

L’équitation de tradition française

Le compagnonnage, réseau de transmission des savoirs et des identités par le métier

Le repas gastronomique des Français

Le savoir-faire de la dentelle au point d’Alençon

Le Cantu in paghjella profane et liturgique de Corse de tradition orale

La tapisserie d’Aubusson

La tradition du tracé dans la charpente française

Le Maloya

Géants et dragons processionnels de France

 

La mise en œuvre française de la convention du patrimoine culturel immatériel

 

Le comité de l’UNESCO conseille et examine les demandes d’inscriptions des États participants à la convention. Pour tenir leur engagement, les États signataires ont l’obligation de prendre les dispositions nécessaires pour assurer la sauvegarde du patrimoine culturel immatériels leur territoire.
Par exemple, pour la France, il lui incombe de « définir et d’identifier les différents éléments du patrimoine culturel immatériel présents sur sont territoire, avec la participation des communautés, des groupes et des organisations non gouvernementales pertinentes« .

En conséquent, une nouvelle configuration de relations se met en place entre l’État, les chercheurs et les détenteurs de traditions. Alors, on attribue à ces derniers une légitimité considérable. En effet, c’est à eux de dire ce qu’est le patrimoine. Ils deviennent des acteurs dans la pérennisation de leur culture et de leur traditions.

 

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